LES INFIRMIERS REFUSENT DE SE PRONONCER,

LES ÉLÈVES ASSUMENT ET ACCUSENT L’ÉTAT ET LES BANDIÈNOU GOKH … La question sur le planning familial des élèves et étudiantes de la Ville de Rufisque reste entière. Si les apprenantes confirment leur prostitution et assument le planning,
les infirmières elles refusent de s’y prononcer. Ce qui les enfonce.

« Adressez- vous aux infirmières d’en bas » m’a conseillé la Secrétaire du médecin-chef.

« Je ne peux pas m’y prononcer » me lance la première infirmière que j’ai rencontrée en bas, dans la Cour du District.

Il fallait donc me tourner vers les élèves qui étaient présentes sur lieux, pour les besoins du planning. À ma grande surprise, ces dernières ont, tour à tour, confirmé notre information.

« J’avoue que nous avons fait le planning mais, il faut nous comprendre. Nos parents sont pauvres et qu’il nous faut payer nos études, acheter des fournitures et des habits », confie l’une d’elles. Qui surnomme les  » Badiénou Gokh  » de  » Yakha katou Gokh « . Quant à ce garçon du Lycée Abdoulaye Sadji, M. Faye, confirme la prostitution des élèves et pointe le doigt sur le District de Santé de Rufisque. Pour lui, la pauvreté ne doit pas amener les élèves à se prostituer.  » Les infirmières doivent aussi cesser d’exercer cette pratique sur des élèves dont la plupart sont des mineurs », a-t-il terminé.
Dossier à suivre …

Enquête réalisée par Oumy Seck