Mise en œuvre de la Zleca: Le Nigeria toujours réfractaire!


https://actusen.sn Alors que la date-butoir de ratification de la Zone de Libre-échange continentale africaine (Zleca) s’approche à très grand pas, le Nigeria refuse toujours de signer l’accord. En fait, si le géant africain continue de se réfracter, c’est parce qu’il redoute une fragilisation de son secteur manufacturier. Seulement, cette posture d’Abudja risque, toutefois, d’anéantir les nombreux efforts consentis, jusqu’à maintenant, pour arriver à faire adhérer presque tous les membres de l’Union Africaine (Ua).

 Néanmoins, certains acteurs du dialogue sur la Zleca, à l’instar de Monsieur Hakim Ben Hammouda, ancien ministre de l’Economie et des Finances de la Tunisie et Membre du Conseil d’administration de la ‘’Coda’’, affiche leur optimisme.  Ce dernier affirme que  le marché régional est important pour les industries nigérianes, qui peuvent développer une plus grande compétitivité, et une grande présence. De fait, il serait bénéfique pour le Nigeria d’adhérer à la Zleca.  Et, bien qu’il lui reste un temps assez court pour signer, M.Hammouda est persuadé qu’Abudja finira par céder, car «la grande locomotive de l’intégration africaine ne peut pas rester en dehors de la Zleca».

Se prononçant sur certaines inquiétudes soulevées par certains économistes à l’exemple de Ndongo Samba Sylla qui soutient, dans le Monde Diplomatique, que «les partisans de la Zleca ont mis la charrue du libre-échange avant les bœufs (industrialisation, développement des capacités productives et développement des infrastructures panafricaines dans le domaine routier, maritime, ferroviaire, aérien et informatique)», l’ancien ministre tunisien estime que l’intégration est fondamentale.

Le plus grand danger, selon lui, ne peut provenir que des industries étrangères, qui ont une plus grande compétitivité et non de celles africaines. Et de rassurer, en insistant sur la nécessite de convaincre les gens qu’à travers la Zleca, ils peuvent avoir plus de marchés et plus d’opportunités pour se développer. Il a, par ailleurs, reconnu le déficit de communication décriée par certaines Organisations de la société civile, en exhortant les parties prenantes au dialogue, à communiquer davantage pour mieux informer l’opinion publique africaine sur le contenu de la Zleca.Aminatou AHNE Envoyée Spéciale à Addis Abeba

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